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Câblage détection incendie : quelles règles de résistance au feu ?

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  • Rédigé et publié automatiquement
Detailed view of industrial steel pipes and a gas meter on a brick wall.
Photo Jeremiah Buchanan · Pexels

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En bref

Le câblage d'un système de détection incendie doit maintenir sa fonction pendant une durée compatible avec l'évacuation et l'intervention du service d'incendie, sur les liaisons dites critiques. La NBN S 21-100-1 impose au concepteur de justifier cette durée et le type de câble retenu, et toute traversée de compartiment doit être rebouchée pour préserver le degré de résistance au feu de la paroi.

Qu'est-ce qu'une liaison critique dans un système de détection incendie ?

Une liaison critique est un tronçon de câblage dont la défaillance pendant un incendie compromettrait la détection, l'alarme ou l'évacuation. Cela concerne typiquement la boucle entre la centrale de détection et les détecteurs, l'alimentation électrique de secours de la centrale, les liaisons vers les sirènes et diffuseurs sonores, ainsi que les liaisons de commande vers le désenfumage ou les portes coupe-feu asservies.

Toutes les liaisons d'une installation ne sont pas critiques au même degré : une ligne d'information vers un poste de reportage n'a pas les mêmes exigences qu'une ligne d'alarme générale. C'est au concepteur de l'installation, sur base de l'analyse fonctionnelle du bâtiment, de déterminer quelles liaisons doivent rester opérationnelles en cas d'incendie et pendant combien de temps. La NBN S 21-100-1, qui encadre la conception et l'installation des systèmes de détection incendie en Belgique, impose que ce choix soit documenté dans le dossier de conception, pas laissé à l'appréciation du poseur sur chantier.

Quelles exigences de résistance au feu s'appliquent au câblage du SSI ?

Le principe général est que le câblage des liaisons critiques doit conserver son intégrité fonctionnelle pendant une durée compatible avec le scénario d'évacuation du bâtiment, même exposé aux flammes. Cette durée dépend de la catégorie du bâtiment définie par l'arrêté royal du 7 juillet 1994 (bâtiment bas, moyen ou élevé) et de la stratégie d'évacuation retenue.

En pratique, cela se traduit par le choix de câbles testés pour maintenir la continuité électrique sous exposition au feu, selon des essais normalisés européens (la norme d'essai EN 50200 est la référence la plus courante pour ce type de câble, avec des classes de tenue exprimées en minutes). Le concepteur fixe la durée exigée pour chaque liaison identifiée comme critique, et cette exigence doit apparaître dans le dossier remis avant réception. Un câble ordinaire, même de bonne qualité électrique, ne répond pas à cette exigence s'il n'a pas été testé et certifié pour la résistance au feu.

Que signifient les désignations RF1h et RO sur les câbles incendie ?

Dans le vocabulaire technique courant, RF1h désigne un câble dont la continuité électrique est garantie pendant une heure d'exposition au feu, et RO désigne un câble résistant au court-circuit et sans propagation de flamme, mais sans exigence de maintien de fonction prolongé. Ces appellations commerciales renvoient aux classes d'essai définies par les normes européennes de résistance au feu des câbles.

Ce n'est pas la mention commerciale qui fait foi, mais le certificat d'essai du fabricant et sa cohérence avec l'exigence fixée dans le dossier de conception de l'installation. Sur un même bâtiment, on trouve généralement plusieurs types de câbles selon la fonction de la liaison : un câble à haute tenue au feu sur les liaisons d'alarme générale et de commande de désenfumage, un câble sans propagation de flamme sur des liaisons moins critiques. Le conseiller en prévention ou le bureau d'étude doit pouvoir justifier ce choix liaison par liaison, pas de manière globale pour l'ensemble de l'installation.

Comment traiter les traversées coupe-feu du câblage incendie ?

Une traversée coupe-feu est le point où un câble franchit une paroi ou une dalle séparant deux compartiments. Ce passage doit être rebouché avec un matériau certifié pour restituer le degré de résistance au feu de la paroi d'origine, sans quoi le câblage devient lui-même un chemin de propagation du feu et des fumées entre compartiments.

L'arrêté royal du 7 juillet 1994 impose des exigences de compartimentage selon la hauteur du bâtiment (bâtiment bas, moyen, élevé), et un calfeutrement mal exécuté annule l'effet du compartimentage même si les murs et planchers sont correctement dimensionnés. Sur chantier, chaque traversée doit être identifiée, calfeutrée avec un produit adapté au type de paroi (béton, plaque de plâtre, cloison légère) et documentée par une fiche technique ou une photo datée. C'est un point que les zones de secours contrôlent systématiquement lors de leur visite, car c'est l'un des défauts les plus fréquemment constatés sur les installations neuves.

Quels points vérifier à la réception d'une installation de détection incendie ?

La réception d'une installation de détection incendie doit inclure un contrôle spécifique du câblage des liaisons critiques, distinct du simple test fonctionnel des détecteurs. Il s'agit de vérifier que le câble posé correspond bien au type prescrit dans le dossier de conception, et pas seulement que l'alarme se déclenche correctement en test.

À vérifier concrètement :

  1. 1.Les certificats des câbles utilisés sur les liaisons identifiées comme critiques correspondent aux exigences de résistance au feu fixées dans le dossier de conception.
  2. 2.Chaque traversée coupe-feu est rebouchée et documentée, avec identification visible sur site.
  3. 3.Les chemins de câbles ne longent pas des zones à risque particulier (locaux techniques à forte charge calorifique) sans protection complémentaire.
  4. 4.La cohérence entre le plan de câblage remis et le câblage réellement posé est vérifiée point par point, pas par échantillonnage.

Ces vérifications conditionnent la validité du dossier remis à la zone de secours et servent de base au plan d'entretien prévu par la NBN S 21-100-2.

Qui contrôle la conformité du câblage lors des contrôles périodiques ?

Le contrôle périodique d'une installation de détection incendie, réalisé selon la NBN S 21-100-2, inclut un examen visuel de l'état du câblage et des traversées coupe-feu, en plus des tests fonctionnels des détecteurs et de la centrale. Un installateur certifié BOSEC, ou l'ANPI dans le cadre d'un contrôle plus approfondi, est habilité à réaliser ce type de vérification.

La zone de secours conserve son rôle d'avis et de contrôle sur l'ensemble de l'installation, y compris sur les aspects de compartimentage liés au passage des câbles. En pratique, une dégradation du calfeutrement d'une traversée (perçage ultérieur pour un nouveau câble, travaux de rénovation) est l'un des défauts les plus fréquemment relevés entre deux contrôles périodiques, car elle survient souvent après la réception initiale, lors d'interventions techniques sans lien apparent avec la sécurité incendie.

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